Tout est dans le titre, joyeux Noël à vous tous, je sais que vous êtes finalement assez nombreux cachés derrière vos écrans à lire discrètement mon récit…
Pour ma part j’ai attendu Noël pendant des jours, bien que ça ne soit habituellement pas ma période favorite de l’année. Durant la Transat j’ai très souvent pensé à ce moment où j’allais enfin retrouver ma famille, notamment mes grands-parents que je n’ai malheureusement pas pu voir depuis un an pour cause de préparation de mini. Je vais aussi revoir un peu mes montagnes ce qui n’est pas pour me déplaire car contrairement à ce qu’on pourrait penser je ne suis pas toujours tournée vers la mer.
Enfin j’ai un petit cadeau pour vous faire patienter jusqu’à l’année prochaine, soyons honnête il n’est pas moi! Il s’agit du film de la Transat de David Sineau, 2ème de la Transat en proto sur son Bretagne Lapins, que vous trouverez ici. La qualité n’est pas très bonne mais le contenu est génial, particulièrement la deuxième moitié. Moi ce que j’ai apprécié dans cette vidéo c’est que l’on y trouve les bons et les mauvais moments et l’on découvre que même les pros, les supers bons, ont des moments de faiblesse, de doute, de casse, d’erreur de manoeuvre, de désespoir. Bref, toutes proportions gardées, ils sont “comme nous”, humains. Vous y retrouverez donc les supers conditions avant les Canaries, la baisse de régime générale juste après (on a tous nos limites, il mollit pendant quelques heures, moi pendant une journée…), la chaleur, le Pot au Noir avec cette image que je conserverai toute ma vie du rideau noir juste derrière avec le ciel si bleu devant, la déception quand on croit en être sorti alors que ça repart pour un tour, les litres d’eau qui s’abattent sur nous dedans, le drame de l’explosion de gennaker et la frustration que ça entraîne (que j’ai bien connue avec le coup du gennaker mais aussi du bout dehors à la première étape), les charmes du chalutage, les joies des oiseaux visiteurs, les mains totalement blanches à cause de l’humidité, le stress des cargos, bref, vous y retrouverez toutes les Transat, si différentes et si semblables… Merci David pour ce témoignage vraiment sympa.
Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer ci-dessous une mère Noël brésilienne, début Novembre dans un immense centre commercial. Arrivant de la Transat, avec une température de 30°, en Novembre, ça a été un peu le choc! Et là-bas ce sont les filles qui s’y collent, en jupe et T-Shirt rouge. Pour la barbe blanche on repassera!
Vendredi 21 décembre 2007 à 1:29 |
Bonnes fêtes, et un gros merci pour tes récits qui aident à faire passer l’hiver norvégien sans la moindre navigation!
Samedi 22 décembre 2007 à 3:07 |
Bravo pour cette transat mais également pour l’exploit d’avoir su retranscrire de manière aussi simple et vivante ces semaines exceptionelles.
C’est un récit dans lequel on vit avec passion tes espoirs, tes doutes , tes angoisses… avec une vision terriblement humaine de la course au grand large et de la petitesse des hommes et des femmes qui s’y frottent. Merci d’avoir su me faire rêver. J’ai adoré les photos du pot au noir.. sublimes couleurs. Bonnes fêtes et meilleurs voeux pour tes autres projets.
Lundi 31 décembre 2007 à 2:51 |
Bon réveillon, bonne année et surtout merci d’avoir fait l’effort d’écrire ce récit si vivant et agréable à lire.