Archive de la catégorie «Mini Solo»

Mini Solo, quelques photos

Mercredi 4 juillet 2007

Comme promis lors de mon récit de la Mini Solo voici quelques photos prises par David de Saqui depuis un bateau accompagnateur au départ de la course.

Mini Solo 1          Mini Solo 2

 

Mini Solo 3          Mini Solo 4

Elles me parviennent seulement maintenant d’où le délai… mais ça valait le coup!

PS pour les parents: Admirez sur la deuxième photo comme mes drisses sont bien rangées dans le sac à bouts… Bon d’accord, ce we je le change!

Mini Solo, le classement

Jeudi 31 mai 2007

Vous trouverez ici le classement complet de la Mini Solo. Ce qui est bien fait c’est qu’on voit la différence entre ceux qui ont abandonné et ceux qui sont arrivés trop tard (plus de 5h après le premier).

Félibre étant un Super Calin, bateau de série, nous figurons donc dans le classement série. C’est officiel nous avons validé une course en 2007 donc il ne reste plus qu’à attendre encore deux désistements pour la Transat et ça sera bon. Toutes les autres conditions ont été remplies.

Mini Solo, la fin du combat

Mercredi 30 mai 2007

La fin, enfin!

Me voilà donc à 2 milles de cette satanée bouée, je commence à penser que je vais y arriver, dans un optimisme béa je me dis dans 30 min j’y suis. Ah oui mais là non en fait. Il me faudra plutôt 1h30 pour faire ces 2 milles…

Je comptais faire deux bords, j’essaie de me placer sur le cadre avant de virer. M’estimant au bon endroit je vire, le chariot de GV se bloque… au vent bien sûr, je ne vois rien, je ne comprends pas pourquoi et ça commence à m’agacer profondément. Je suis gelée mais je me dis que je vais attendre le portant pour mettre ma polaire restée à l’intérieur. Je me réconforte en me disant qu’au portant comme je vais avancer vite le vent apparent va diminuer fortement et j’aurai moins froid. En sortie de virement je me fais littéralement couchée, mât au ras de l’eau sans rien comprendre. Je n’ai même pas eu le temps de reprendre la bastaque (câble qui retient le mât sur l’arrière). Je m’envole de l’endroit où je suis assise et je suis retenue par mon bras passé par dessus la filière, ces fameuses filières qu’il a fallu dégainer il y a quelques temps. C’est sûr que dégainée ça fait bien plus mal. La filière racle de mon épaule à mon coude et se bloque là. Je hurle de douleur, je découvrirai en rentrant un bleu énorme et ça saigne même. Je précise qu’à ce moment là j’avais bien un T-shirt un pull et mon ciré! Je commence à être passablement énervée rien ne va plus. L’alarme de l’anémomètre ne s’arrête plus les 30 nds sont définitivement établis. En réalité il y a même 35 nds établis avec d’énormes rafales qui couchent le bateau. Et ça dure…

J’hésite à mettre le tourmentin sachant que ça va continuer à monter puisque tout est conforme aux prévisions météo. Mais l’idée de batailler sur un plan vertical complètement envahi par l’eau (la plage avant est recouverte par les vagues) pendant que le pilote va faire n’importe quoi et me faire perdre de la distanc en dérivant me paraît stupide. Autant s’acharner sur les 1,5 milles qu’il reste plutôt que d’en perdre 2 et de recommencer.

Je tire donc encore 4 bords avec toujours le formidable bord à 100° de la route et je finis par atteindre au bout d’une heure trente épique cette fameuse bouée. J’ai bien du mal à la repérer. D’abord il y a un genre de colline avec une route. A chaque fois qu’une voiture passe j’ai l’impression qu’un feu blanc se déplace et j’ai toujours peur de heurter un bateau. Ensuite la bouée a un flash light mais le problème c’est que dans le coin il n’y a que ça des feux clignotants ou scintillants. Mais à 0,3 mille de la bouée, au moment où je fais enfin route directe dessus (avec même un léger hors cadre pour être bien sûr de ne pas avoir à virer trop souvent) je la vois et c’est un sacré soulagement.

Reste un détail qui m’inquiète quand même pas mal, il faut laisser la bouée à babord (sur la gauche), ce qui signifie qu’il faut empanner (la grand’voile balaie tout l’arrière du bateau) ce qui promet d’être sportif avec 35 nd établis et des rafales à 40. Le tout en essayant de garder une main sur la bastaque avant de voir la tête de mât partir sans moi!! Mais finalement ça passe et là je mets enfin le cap sur Port Camargue, et ça défile vite. Je pars à plus de 10 nds, la mer est plate puisqu’on est au ras de la côte ça ne surfe pas encore. Dans les rafales je sens le bateau accélérer brutalement c’est assez génial.

Mais très vite le vent faiblit, en réalité je suis à la bordure d’un nuage, sachant que sous les nuages le vent est beaucoup plus violent. Mais à ce moment là je n’y pense pas… Je renvois le troisième ris en prenant un peu mon temps histoire d’éviter toute galère supplémentaire. Comme c’est assez stable sous pilote je rentre mettre enfin ma polaire. Je ressors et décidant que 7 nds n’est pas une vitesse acceptable pour redescendre je renvois le 2ème ris. A un moment je me dis même que c’est possible d’envoyer le spi mais je ne me sens pas trop… Une rafale et un retour sous le nuage me rappellent à l’ordre, je fais même un départ au lof. A la réflexion c’est plutôt le gennaker qu’il faut mettre (genre de grand génois qui s’installe sur le bout-dehors). L’ennui c’est que d’une part le mien est immense puisqu’il va jusqu’en tête de mât, il faudrait donc prendre un ris dedans, d’autre part je n’ai pas d’enrouleur. Et je sais par expérience (lors de la Mini Barcelona) que lorsqu’on part au tas avec, ça peut être très long à redresser et je n’ai pas le physique pour l’affaler dans cette posture…

Je décide donc d’assurer, j’ai encore besoin de mon mât et de mon gennaker pour plus tard, je passerai la nuit sous GV 1 ris et solent arrisé. A chaque fois que le vent mollit je me dis que c’est dommage pour le gennaker, à chaque fois que ça forcit je me dis que j’ai bien fait d’être raisonnable, parce que quand même les rafales sont fortes…

De toute façon je garde un oeil dans le rétroviseur et je surveille les éventuels bateaux qui pourraient me rattraper. Devant je vois le feu blanc de Zoukati, très loin. C’est d’ailleurs assez incroyable la portée de ce feu! Il choisit de passer entre la terre et les parcs à moules entre Agde et Sète, je le suis ce qui nous vaudra de s’écarter trop loin du nuage et de passer une heure à se trainer à 5 nd en attendant de retourner dessous au niveau de Sète. Sur toute la fin du trajet il y a pas mal de vague, ça surfe plutôt bien, c’est sympa. Il y a quand même quelques vagues qui arrivent un peu de travers et qui engendrent quelques départs au tas. Il s’agit d’être bien vigilant (et donc de ne pas lâcher la barre), de les prendre pile vent arrière et de reprendre la bonne route juste après, une fois que ça surfe. Tout un programme…

Au lever du jour j’aperçois Colibri (le bateau jaune) derrière moi et derrière lui Gaël sur Okoumé (le bateau rouge). Mais il reste une grosse heure de navigation durant laquelle je m’applique toujours pour ne pas être rattrapée et finalement vers 8h30 après 22h de barre non stop, 4 barres de cérales, 20cl d’eau et 0 minute de sommeil, je franchis la ligne d’arrivée, contente de finir.

Je suis  7ème en série et 12 au général. Sur 35 bateaux au départ seuls 17 passeront la ligne d’arrivée. Les autres auront soit abandonné soit franchi la ligne plus de 5h après le premier, c’est à dire trop tard pour être classé, et ça c’est dur.

Un zodiac vient me chercher et Zoukati m’aide à m’amarrer. Ensuite je file sous la douche puis prendre un petit déjeuner avec Bertrand (Colibri) et Gaël. L’après-midi ça sera sieste et rangement. Je déplore la perte de mon feu à retournement (avec les 5 piles qui sont dedans, pas terrible pour l’environnement), un ridoir de filière (pièce métallique qui permet de tendre la filière) perdu dans le port à l’arrivée, si si!, et mon anémomètre qui prend quelques libertés en tête de mât. Nous réparerons tout ça vendredi prochain…

Je suis consciente qu’il y a beaucoup de texte et pas de photos mais franchement avec ces conditions l’appareil photo reste bien au chaud! Vous en aurez peut-être plus tard prises au départ par les bateaux accompagnateurs.

Mini Solo, la suite des hostilités

Mardi 29 mai 2007

Comme promis voilà la suite… 

Nous voilà donc en milieu d’après-midi à tirer des bords vers Sète, puis entre Sète et Agde. Je choisis de longer la côte et de passer entre la côte et les parcs à moules plutôt qu’au large. J’espère que le vent sera moins fort et la mer moins agitée. Pour le vent on ne voit pas de différence mais pour la mer c’est intéressant. Le vent n’est pas encore trop fort, de temps en temps ça mollit, je songe même à renvoyer le ris dans la GV et aussi celui du solent. Autour de moi beaucoup de bateaux renvoient de la toile. Je me laisse entraîner et durant un bord j’essaie de naviguer avec le solent plein mais le bateau avance moins bien. Une demi-heure plus tard je reprends le ris dans ce même solent, furieuse d’avoir perdu bêtement du temps et de l’énergie dans ces deux manoeuvres. Je décide ne plus toucher au ris dans la GV que les autres n’arrêtent pas de renvoyer et de prendre, afin de m’économiser. De toute façon la météo est très claire le vent doit forcir. Je constate dans la bataille que sous pilote le bateau avance moins bien que quand je barre. En temps normal j’aurai été flattée de cette constatation mais là j’aurai préféré que ce soit le contraire pour pouvoir aller me reposer et me nourrir.

En fin d’après-midi nous passons Agde et derrière le vent monte subitement, les choses se corsent. Je prends le deuxième ris dans la GV, les autres font de même. Je suis contente car je suis dans un groupe de quatre bateaux et les autres sont facilement reconnaissables car il y a un voilier à coque jaune, un à coque rouge et un à coque verte. Du coup à chaque croisement je peux savoir si je perds du terrain ou si j’en gagne. En réalité les écarts sont stables. Je commence à avoir froid aux pieds, j’ai des chaussures de pont, genre tennis anti-dérapantes dans lesquelles je suis pieds nus. J’ai bien des bottes à bord mais je n’ai pas pris de chaussettes, au moment où j’ai fait mon sac il faisait tellement chaud… Donc sans chaussette dans des bottes ça ne me paraît pas mieux que pieds nus dans des chaussures de pont. Je vais me geler les pieds jusqu’à l’arrivée…

Vers 21h on commence à encaisser de grosses rafales et l’alarme de mon anémomètre réglée sur 30 nd de vent apparent se met à sonner de temps à autres. Je commence à ne plus trouver ça drôle du tout. Tant que nous naviguons entre 22 et 25 nd de vent apparent le bateau est maniable, la barre est douce. Au-delà je me fais coucher par les rafales, la barre devient dure, le bateau tend à se mettre face au vent. Lorsqu’il se couche la quille ne fait plus effet et je me mets à dériver très vite. En plus la position assise devient persque debout, tout ça finit par être fatiguant. Et puis j’ai faim, je n’ai rien mangé depuis le petit-déjeuner du matin. J’ai soif aussi. Cette fois il faut vraiment faire quelque chose. Je mets le pilote et rentre chercher six barres de céréales et une bouteille d’eau. Je ressors immédiatement et mangerai deux des six barres dehors en barrant. Une heure plus tard je rentre à nouveau mettre mon harnais car à chaque fois que le bateau se couche je risque de tomber en bas (car la gauche et la droite se transforment en haut et bas!). Et comme le bateau fait 2,50m de large ça fait quand même 2,50m de haut!

Certains bateaux ont déjà pris le 3ème ris depuis longtemps et je dois me résoudre à faire de même. Techniquement c’est assez simple mais psychologiquement ça me fait de l’effet. D’abord parce que je n’ai jamais pris le 3ème ris en solo. Ensuite et surtout parce qu’il n’existe pas de 4ème ris. Donc une fois que le 3ème est pris, il n’y a plus grand chose à faire. Après on passe aux voiles de tempête (peintes en orange fluo pour faciliter les recherches des secouristes) qui ne permettent pas vraiment d’avancer où l’on veut, encore moins de remonter face au vent. Il s’agit plus de faire le dos rond en attendant que ça passe… Donc ou le vent arrête de monter ou je risque de ne pas atteindre Gruissan. En attendant va pour le 3ème ris. Je reprends le contrôle du bateau qui ne se couche plus, c’est mieux.

Je gagne aussi une place facilement car Gaël (propriétaire du bateau rouge) va se coucher ce qui a un effet immédiat, il perd du terrain. Ca me conforte dans mon choix de ne pas lâcher la barre, quitte à ne pas manger ni dormir. Je me dis que la priorité est vraiment d’arriver à Gruissan avant que les choses ne se gatent encore plus. Je me dis aussi qu’avec ce vent une fois la bouée de Gruissan derrière moi ça va aller très vite car nos petits bateaux sont construits pour avancer le vent dans le dos. Je calcule qu’en 5h je devrais être rentrée au port. En route pour la nuit blanche.

En vérité avant d’être blanche la nuit est surtout très noire… Le ciel est couvert par les nuages, la lune aussi. Je ne vois plus les autres bateaux, les feux n’éclairent pas assez pour qu’on se voit de loin. Il reste une dizaine de milles à parcourir. En plus de forcir le vent a tourné un peu ce qui fait que les deux bords ne sont pas symmétriques par rapport à la route théorique. Ca donne donc un bord qui part vers le large où la mer est de plus en plus agitée, les vagues rincent le pont et moi en même temps, le bateau tape, c’est inconfortable au possible. Ah oui j’ai oublié aussi, de temps en temps il pleut, je m’en rend compte au bruit régulier sur ma capuche! On est à peu près à 30° de la route directe, le compteur des milles restant défile assez vite. Sur l’autre bord par contre c’est la catastrophe. C’est confortable car on va vers la côte (ce qui est rassurant en cas de casse matériel), il y a moins de vague mais on s’éloigne du point à atteindre!!! En effet cette fois entre chaque bord ce n’est plus 90° mais 120°… digne des plus grands débutants en Optimist! Eh oui les bateaux dérivent à chaque rafales ou vagues et ne remontent plus du tout au près. Du coup on tire un bord perpendiculaire à la ligne droite et la distance ne varie pas ou augmente très légèrement. Seul le cap change… Démoralisant!

Vers 23h les premiers passent la bouée de Gruissan (je les entends s’annoncer à la VHF, sorte de radio), il ne me reste que 3 milles à parcourir, ça me parait plutôt bien, je trouve que je me suis bien accrochée vu les conditions. Oui mais voilà les conditions vont empirer très vite…

La fin ce soir ou demain!

Mini Solo, la guerre

Lundi 28 mai 2007

Me revoilà après une Mini Solo éprouvante pour Félibre comme pour moi.  Mais tout va bien pour nous deux, c’est déjà pas mal.

On est parti en sachant qu’on allait avoir beaucoup de vent, apparemment les seuls à ne pas être au courant c’était le comité de course! Il y avait quand même un avis de grand frais pour samedi soir à minuit, soit force 6! Et notre windguru favori annonçait même 29nd établis dans la nuit… Mais le comité décide de lancer la course comme prévu à 10h30. Dernier briefing à 8h30 où il n’est même pas question de la météo, préparation du bateau et départ sur l’eau vers 10h, assisté par un zodiac puisque nous n’avons pas du tout de moteur à bord.

Sur l’eau c’est plutôt calme, comme annoncé. Le vent vient du Sud, environ 10nd, je pars sous GV haute et génois. Les bateaux accompagnateurs prennent des photos, le soleil brille, tout va bien. Nous passons la bouée de dégagement située près du port (qui sert à faciliter le départ) puis mettons le cap au 240 (Sud Ouest) vers Gruissan. Il n’y a pas d’autres bouées à contourner, arriver à Gruissan et revenir sont nos seuls objectifs. Néanmoins un petit coup d’oeil à la carte permet de voir qu’en chemin se trouvent trois zones conchylicoles interdites à la navigation. Et il est absolument impossible de les traverser car d’une part c’est interdit et d’autre part c’est rempli de piquets qui montent presque jusqu’à la surface de l’eau et sur lesquels s’accrochent les coquillages (et les quilles des bateaux qui osent s’aventurer dans le coin!).

Nous voilà donc en route directe pour Gruissan, nous avançons à 7 nd c’est chouette, on se dit que finalement on a bien fait de venir, tout va bien. Mais il reste quand même une arrière pensée pour ce bulletin météo inquiétant même si tout semble calme pour le moment. Le premier a des voiles vertes reconnaissables de très loin et comme il avance plutôt vite cela nous fait un bon repère au loin. Au bout de trois heures je le vois qui change brutalement de direction tandis que le ciel s’assombrit. Alors que je pensais aller me faire à manger je commence à m’inquiéter et à surveiller ça de près. Et comme c’était tellement prévisible même si personne ne voulait le voir le vent forcit brutalement vers Sète sous les fameux nuages. Je rentre dans le bateau mettre mon pantalon de ciré avant de manoeuvrer histoire de ne pas finir trempée. Je vais ensuite prendre un ris dans la grand’voile (GV) sans difficulté. Lorsque j’ai fini je vois que la mer a bien changé, elle est couverte de moutons et des vagues se forment. Je rentre à nouveau dans le bateau mettre le haut de mon ciré avant de changer la voile d’avant. En effet il faut aller avec la nouvelle voile à l’avant du bateau, à genoux pour l’accrocher, enlever l’ancienne et la rentrer. Et ça mouille beaucoup. C’est l’une des manoeuvres les plus pénibles à faire. J’attrape mon solent (voile d’avant plus petite que le génois) et vais donc l’installer en prenant directement un ris dedans. C’est à dire que je roule le bas de la voile de façon à réduire sa surface.

Me voilà donc avec un ris dans la grand’ voile et le solent arrisé, ciré tout trempé, le vent est établi à 18 nd à peu près. Et là je réalise que sans le soleil il fait froid. Je réalise aussi que le meilleur de la course est sans doute déjà derrière moi. Le vent a tourné il vient désormais presque de l’endroit où l’on veut aller ce qui signifie, puisqu’un bateau n’avance pas face au vent, qu’il va falloir tirer des bords à 45° environ de la ligne droite, ce qui multiplie la distance à parcourir par deux. La vitesse du bateau à cette allure oscille entre 5 et 6 nd, pas tellement plus et il reste encore 35 milles (en ligne droite)  à parcourir pour  atteindre Gruissan. Un rapide calcul laisse entrevoir que 12h de près m’attendent… Pour les non voileux 1 mille correspond à 1,8 km environ et 1 nd est une vitesse de 1 mille par heure soit environ 2 km/h. Le pire des prévisions étant attendu pour 1h du matin à Gruissan je devrais être pile au rendez-vous… Commence alors une course contre la montre pour arriver non plus avant les autres mais avant la grosse tempête à Gruissan.

La suite très vite dans le prochain post…

Mini Solo

Mercredi 23 mai 2007

Comme vous avez pu voir dans la rubrique “Programme de l’année” ce week-end aura lieu la première course de la saison: la Mini Solo. Il s’agit d’une course en solitaire de 100 milles avec une bouée à virer à Gruissan et un départ et une arrivée à Port Camargue.

Parcours de la Mini Solo

Même si la course est de courte durée, environ 24h, il n’y aura pas moins de 50 concurrents sur la ligne de départ avec un certain nombre de très bons coureurs. La liste complète des concurrents nous laisse entrevoir une jolie bataille, certains “bretons” étant même de la partie.

Le départ sera donné samedi matin à 10h30 et il y aura peut-être quelques informations sur la course sur le site du club organisateur dans la rubrique “Manifestations”, puis “Mini Solo” et enfin “Communiqué”. Sinon il faudra attendre mon retour dimanche après-midi à terre puis dimanche soir ou lundi devant un écran d’ordinateur…

Si vous voulez en savoir plus vous pouvez lire l’avis de course mais ce n’est pas forcément très passionnant!

Mon véritable objectif pour cette course est de franchir la ligne d’arrivée. Evidemment j’espère faire un bon classement mais pour valider définitivement l’inscription à la Transat il faut avoir terminé une course en 2007. Comme les prochaines épreuves sont plus longues (500 milles) autant assurer celle là.