Archive de la catégorie «Travaux de printemps»

Mise à l’eau

Mardi 22 mai 2007

Ca y est les travaux sur la carène sont terminés, la prochaine course a lieu le week-end prochain, il est temps de remettre le bateau à l’eau et de l’amarrer à nouveau au ponton B, avec ses copains. Voilà donc une petite vidéo du grutage du bateau et de sa mise à l’eau. La vitesse est la bonne, ils conduisent très vite avec le bateau sur la grue, des fois ça fait un peu peur…

Ponçage… de l’antifooling!

Mardi 22 mai 2007

Eh oui, on prend les mêmes et on recommence. Après le ponçage de la carène voilà le ponçage de l’antifooling. Pour rendre ce dernier encore plus lisse que le rendu du pistolet (oui, on est maniaque sur ce sujet!!) on peut le poncer légèrement à l’eau ce qui évite donc de respirer de la poussière mais permet d’avoir les bras tout gris très vite. Mis à part sur les cheveux (d’où l’idée essentielle de mettre une casquette ou une capuche) ça part à la douche mais il faut se battre! Le gros avantage de ce ponçage là c’est qu’on voit bien où on est déjà passé et ça va vite, environ 1h30 pour toute la carène. Et il parait que pour ce ponçage là j’avais le sourire pour preuve j’avais des gouttelettes d’antifooling sur les dents! Il faut avouer qu’avec la chaleur et vu le peu d’efforts à fournir c’était assez marrant d’en prendre plein la figure.

Ponçage de l’antifooling        Mon bras après le ponçage de l’antifooling        La fine équipe (bis!)

Après le ponçage il faut rincer la coque à l’eau pour enlever l’espèce de pâte qui s’est formée et là j’ai la classe…

Rincage de l’antifooling

Antifooling

Mardi 22 mai 2007

Une fois que le bateau est bien poncé et qu’il est aussi lisse que possible (ou que les courbatures sont telles qu’on décrète l’arrêt des hostilités) il faut le peindre avec l’antifooling, une peinture censée repousser la faune et la flore sous-marine, en espérant que celle là sera plus efficace que la précédente. Après discussions avec d’autres ministes il semblerait que le Speedy Carbonium, à base de carbone comme son nom l’indique, soit l’antifooling le plus adapté à Port-Camargue et plus particulièrement au ponton B qui se trouve juste à l’entrée du port dans un courant qui amène un bon cadre de vie aux moules.

Après le choix de l’antifooling il faut décider de la manière de peindre: au rouleau ou au pistolet. Le rouleau nécessite moins de matériel et de savoir-faire mais le résultat obtenu est bien moins lisse que le rendu du pistolet. Comme le chantier Ettore nous propose de passer gratuitement le pistolet sur le bateau de Gaël et sur le mien en même temps que sur un gros voilier en chantier nous n’hésitons pas deux fois! Seuls soucis avec le pistolet, il faut bâcher le haut du bateau sinon tout se retrouve couvert d’antifooling et il faut attendre un jour sans vent et si possible pas trop froid ni humide pour que la peinture sèche vite sans faire de coulures (sinon autant utiliser un rouleau). Les conditions météo ayant été déplorables durant toute la semaine entre le 1er et le 8 Mai nous avons perdu un peu de temps, pendant lequel je me suis attaquée à l’électronique.

Voilà deux photo des bateaux emballés sous des bâches plastiques avant le passage de l’antifooling:

Masquage avant peinture au pistolet                Masquage arrière

Et maintenant le résultat après peinture, dans un premier temps sans la quille (encore en travaux) puis avec la quille.

Antifooling               Antifooling sur la quille

Ponçage

Lundi 21 mai 2007

En parallèle du boulot sur la quille il a fallu poncer intégralement toute la carène (partie immergée de la coque) afin de la rendre la plus lisse possible. En effet il ne faut pas oublier que la voile c’est un sport de glisse, plus le bateau est lisse plus il va vite. Une fois le carénage effectué il fallait donc poncer les restes d’antifooling et les aspérités de la peinture précédente passée au rouleau pour obtenir un rendu plus lisse qu’un lavabo… si si!! Evidemment ça prend du temps et beaucoup mais alors beaucoup beaucoup d’énergie, et ce n’est rien de le dire! Après une journée complète à poncer les bras en l’air, posture obligatoire du fait de la forme de la coque, à respirer de la poussière malgré les masques, à en recevoir plein la figure parce qu’on ponse le fond du bateau qui est évidemment au-dessus de nous je commençais à regretter de ne pas avoir continué à faire de l’Optimist ou bien à regretter de ne pas être richissime (ou avoir un sponsor) pour pouvoir payer un chantier pour le faire. A force d’acharnement la coque est devenue peu à peu lisse et j’ai gagné le respect d’un papi et d’une mamie qui faisaient pareil sur leur bateau (à un stade moins poussé évidemment)! J’ai aussi gagné des courbatures pour plusieurs jours parce que la ponceuse électrique c’est quand même lourd et à bout de bras pendant des heures ça devient très très lourd. Le côté positif c’est que je fais mon entraînement physique en même temps!

Au bout d’une bonne dizaine d’heures seule sur ma coque Gaël est venu me filer un coup de main avec une ponceuse encore plus grosse et j’ai vu cette fois le bout du tunnel, enfin de la carène!

Voilà en photo ces deux trois jours…

Gaël au ponçage               La fine équipe des ponceurs                     

   Gaël avec la ponceuse                Sophie au ponçage

Balcon avant et filières

Lundi 21 mai 2007

Cet hiver la jauge des bateaux a changé suite à la mise en conformité de la Fédération Française de Voile avec les réglements internationaux. Parmi ces changements il y avait l’achat de matériel de sécurité supplémentaire, je vous en avait déjà parlé . Il y avait aussi quelques changements plus structurels notamment le fameux balcon avant et les filières. De quoi parle-ton, depuis quand les ministes ont-ils vue sur mer depuis leur balcon? Je vous l’accorde le bateau ressemble plus à une terrasse qu’à un balcon mais pourtant il est bel et bien là. Le balcon avant est en réalité la pièce métallique la plus en avant du bateau et fait office… de balcon! C’est à dire qu’elle nous empêche de tomber lorsque nous nous déplaçons sur la plage avant du bateau (oui il y a aussi une plage!!). Elle maintient également l’étai, câble métallique qui tient le mât pour l’empêcher de tomber vers l’arrière. Enfin elle sert de support au bout-dehors, cet espèce de bras métallique qui se déplie pour déployer le spi, voile la plus à l’avant. C’est donc une pièce d’importance qui est fermement fixée au bateau.

Pour qu’on ne tombe pas du bateau il a également les filières et les chandeliers. L’idée c’est de faire en sorte que le bateau ressemble à un parc pour bébés! Les filères sont donc des câbles en inox gainés qui font le tour du bateau et pour les soutenir il y a les chandeliers, sorte de piquets en inox régulièrement répartis. Sur la première photo ci-dessous vous pouvez voir les filières gainées en blanc à l’arrière du bateau (maintenues par les deux balcons arrières). Sur la deuxième photo vous pouvez voir mon balcon avant après les modifications et les filières dégainées bien rouillées!

Filières arrières                 Balcon avant

La nouvelle règle imposait d’avoir au plus 2,20m de filière non soutenue c’est à dire qu’il fallait un chandelier ou un balcon tous les 2,20m au plus. Ceci afin d’assurer une meilleur rigidité à l’ensemble et encore une fois de minimiser le risque de tomber à l’eau. Vous remarquerez que les filières sont assez basses mais nous circulons généralement accroupis ou à genoux sur nos bateaux. Pour satisfaire à cette règle j’ai dû faire rajouter sur mon balcon avant les deux pièces en forme de triangle que vous voyez sur la photo précédente. Cela raccourcit la distance au niveau de la filière du haut qui allait au début jusqu’au gros tube. Le soucis c’est qu’il faut faire souder de l’inox ce qui n’est pas évident. Il a donc fallu démonter intégralement le balcon et toutes ses vis, faire souder et tout remonter en garantissant toujours l’étanchéité au niveau des pas de vis car le bateau est en bois.

 Et en plus de ça il fallait aussi dégainer les filières conformément à la nouvelle règle,  afin que les contrôleurs de sécurité puissent vérifier l’état des filières dessous! Les miennes sont bien rouillées il a fallu que je les nettoie avec un acide passivant. Et les dégainer ne fut pas une mince affaire car la gaine était collée aux filières et elle n’est pas très souple!

Voilà comment passer deux samedis après-midi, deux lames de cutter et dépenser encore 60€!!

Réparation du voile de quille (suite)

Mardi 15 mai 2007

Dans mon précédent post j’en étais restée à la peinture du voile de quille. Mais le we suivant il a fallu refaire la stratification pour remplacer la fibre de verre que nous avions enlevée précédemment. Pour cela il faut appliquer un genre de tissu fait avec de la fibre de verre. Ce tissu est très souple.

Tissu sur le voile de quille

Ensuite on y applique un liquide qui solidifie l’ensemble qui devient très dure, après séchage bien entendu. Ce qui est drôle c’est que le tissu est blanc mais dès qu’il est imbibé il devient transparent, du coup on voit ressortir à travers la couleur verte de la primaire au fur et à mesure qu’on l’enduit! Vous pouvez admirer tout ça sur le film ci-dessous.

Je ne suis pas sûre que ça valait un film mais il faut bien que je m’entraîne à faire des films et à les mettre en ligne pour le récit futur de mes navigations!!

Ensuite après que ça soit sec on ponce puis on applique un enduit pour essayer de faire un profil lisse. Et on remet de l’enduit, et on relisse, et encore de l’enduit etc… jusqu’à ce que l’on soit satisfait du résultat. Voilà un exemple de résultat intermédiaire.

Voide de quille semi-fini

Réparation du voile de quille

Lundi 14 mai 2007

Le 1er Mai c’est la fête du travail. Mais pour Gaël et moi c’était plutôt “Faites” du travail!! Avec au programme la suite des travaux sur Félibre et Okoumé. On a décidé de faire nos travaux en même temps, c’est plus sympa et plus pratique.

En grutant mon bateau on s’est aperçu que le voile de quille s’était délaminé. Pour les non voileux le voile de quille est la partie plate qui tient le bulbe à la coque et qui sert aussi à limiter la dérive du bateau. C’est une pièce en métal, recouverte de fibre de verre et d’epoxy. Le décollement est visible par une genre de bulle, entourée en noir sur la photo.

Le voile de quille se délamine

Après avoir demandé conseil à l’architecte et constructeur du bateau JP Magnan il a fallu attaquer les réparations. Nous avons découpé au cutter et à la disqueuse la partie en fibre abimée.

Je répare mon voile de quille           Gaël répare mon voile de quille           Je répare mon voile de quille (bis)

Ensuite nous sommes tombés sur le métal qui commençait à être bien corrodé. Après un premier ponçage puis l’application d’un acide pour passiver le métal ça allait déjà mieux. Ensuite on a recouvert de peinture primaire la zone pour être sûr qu’elle soit protégée de la corrosion. Et enfin il a fallu refaire le joint de quille (virage entre la bulbe et le voile de quille) avec de l’enduit epoxy. Et là j’ai laissé faire Gaël, le pro de l’enduit!

Passage du primaire sur le voile de quille                  Enduit sur le voile de quille

Pendant ce temps là Gaël qui lui n’a pas de fibre pour protéger son voile de quille s’efforçait de gommer tous les points de rouille de sa quille. Ce qui donne un look étrange:

Le voile de quille de Gaël

Par la suite un collègue de Gaël s’est aperçu que l’avant aussi de mon voile de quille se délaminait. Il a donc fallu répéter l’ensemble des opérations sur cette partie aussi.

Carénage

Jeudi 3 mai 2007

Au printemps chaque navigateur voit revenir le spectre du carénage. Comme je l’ai dit dans mon post précédent nous ne naviguons pas beaucoup l’hiver. Le monde sous-marin en profite pour s’installer sur la coque du bateau. Elle est donc peu à peu recouverte par des algues puis des coquillages, notamment des moules. Plus l’eau est chaude plus le phénomène s’accentue (et comme l’hiver n’a pas été froid ça a été pire que d’habitude!). Pour parer à ce problème il y a plusieurs solutions. On peut tout d’abord penser à sortir le bateau de l’eau mais c’est contraignant car il faut prévoir longtemps à l’avance sa remise à l’eau pour pouvoir naviguer et les grutages sont payants. Une autre solution consiste à plonger régulièrement pour passer un coup d’éponge sur la coque afin d’empêcher les coquillages de se développer. Mais bon, la plongée dans le port n’est pas mon sport favori. Une dernière technique consiste à recouvrir la coque d’une peinture censée repousser la faune sous marine. Cela s’appelle l’antifooling. Ca vaut assez cher (140€ pour couvrir toute la carène) et tous n’ont pas la même efficacité. Surtout que cette peinture doit être très lisse de façon à ne pas freiner le bateau. La mienne contenait pour cela du téflon, d’autres contiennent du carbone. Et évidemment l’effet s’atténue avec le temps. Tous les ans il faut donc procéder au grand nettoyage de la coque et au passage d’une nouvelle couche d’antifooling. Donc pour commencer on grute le bateau et on constate les dégats. Ca fait très mal!!!

Coque pleine de moules            Le safran… couvert de moules!

Le bateau est couvert de moules et d’algues. Sur l’image de droite on ne reconnait qu’avec peine un safran caché sous les coquillages. Pourtant le bateau était tout propre, impeccable mi-Novembre, de retour de Barcelone après la dernière régate de la saison. Port-Camargue c’est de la science fiction… Passé le moment de consternation il faut passer à l’attaque. C’est Gaël qui s’en est occupé pour moi car le grutage n’était possible qu’en pleine semaine et il faut nettoyer la coque immédiatement sinon ça sèche. (Il travaille à 100m de la grue). Un gros merci donc car c’est vraiment du boulot. Après une heure à manier la spatule ça a déjà bien progressé:

Après la spatule…

Vous pouvez voir le sol couvert de moules. Cette fois il faut enlever les petits coquillages et les algues au karcher. Et encore une heure plus tard, le soleil est couché et le bateau est propre!

Après le passage du karcher

Et là il reste encore beaucoup de travail. En effet la peinture grise qui apparait est la couche de peinture primaire sur laquelle vient se fixer l’antifooling. Les tâches blanches qui restent sont donc l’ancien antifooling qu’il faut éliminer complètement. Après il faut poncer la primaire pour qu’elle soit bien lisse et réparer les éventuels trous, bosses, défauts de la carène. Et enfin il faut peindre le nouvel antifooling. Et cette fois c’est moi qui me suis occupée de mon bateau le we dernier pendant que Gaël s’occupait du sien en même temps, juste à côté. Et le we prochain, on continue. Je vous raconterai tout ça dans mon prochain post…